ALJ #01 – Les gardiens de Ga’Hoole

Couverture du premier tome « Les Gardiens de Ga’Hoole », réalisé par Richard Cowdrey et Steve Scott

Un roman jeunesse peut être pédagogique tout en racontant une histoire, et je vais vous le prouver avec cette saga de quinze tomes que fut les gardiens de Ga’Hoole.

Ecrit par Kathryn Lasky, une américaine passionnée de chouettes et de hiboux, l’ouvrage se devait être un essai illustré par la photos de son mari. Mais comme ces animaux sont des espèces nocturnes et qui ne pointent pas souvent le bout de leur bec, elle décide de réaliser une fiction pour la jeunesse.

Et finalement ce n’est pas plus mal, car je vais pouvoir vous montrer l’importance de la pédagogie à travers ce roman.

Commençons par raconter le début de l’histoire. Soren est une jeune chouette effraie, qui, bousculé par son frère, se retrouve hors du nid et capturé par une pension dont il devra s’échapper pour ne pas devenir fou. La suite du récit racontera la légende du Grand Arbre de Ga’Hoole, qui combat le mal la nuit.

Jusqu’ici l’histoire est classique : on oppose les méchants aux gentils dans une guerre sans merci. Mais ce qui fait la force de ce roman, c’est sa pédagogie.

En effet, ce roman s’adresse aux enfants qui seraient curieux de savoir comment fonctionne le rythme de vie d’une chouette effraie par exemple. Mais pas simplement sous forme de documentaire animalier comme on pourrait s’y attendre. En effet, l’auteur va plutôt s s’appliquer à utiliser une chouette effraie très jeune qui découvrirait avec les autres rapaces nocturnes leur système de vie, tout en étant scénarisé. C’est une très bonne idée, car le lecteur peut s’identifier à la chouette et à s’attacher à elle, tout en apprenant plus sur ces animaux.

Il faut aussi rappeler que le bestiaire parlant dans la jeunesse contemporaine est très fréquemment utilisé, que ce soit pour faire une histoire moralisatrice (La Cigale et la Fourmi) ou une histoire rigolote (Le roman de Renart).

Alors que cette série de romans est une catégorie à part entière rien que pour ce procédé. Bon, ce n’est pas le seul non plus depuis le temps, mais rien que d’avoir proposé ce genre de pédagogie en fiction lui a valu quelques prix littéraire. Il est bon aussi de se souvenir que ce n’est pas que pour les enfants, les adultes peuvent se faire plaisir à le lire.

Parce qu’il faut rappeler que la plupart de la littérature jeunesse peut aussi apporter à l’adulte.

Artwork extrait du jeu vidéo Le Royaume de Ga’Hoole : Les Gardiens de Ga’Hoole dont je n’ai su trouver l’auteur

Même si le scénario est basique, il est honorable de noter qu’il y a une part d’univers qui s’est créé, et ce dans la partie fantasy. Créer des castes dans la faction Ga’Hoole, imaginer des armes en fonction des animaux… Cela contribue à développer l’imaginaire du lectorat. Et faire rêver est une chose primordiale dans tous les développements.

Là où des documentaires auraient simplement donné l’information, cette série de romans permet réellement de s’impliquer dedans tout en apprenant, et rien que pour ça je dis bravo.

Cependant, on peut noter que parfois les informations sont données de manières maladroites, ce qui peut entâcher le plaisir de lecture de certaines personnes.Mais on ne va pas cracher sur l’effort apporter par l’autrice pour mêler fiction et documentation. On notera aussi le comportement un peu naïf des personnages au début, qui apprennent petit à petit au fil du récit certes mais qui peut lasser le lecteur adulte.

C’est toujours le problème quand on est adulte : la suspension consentie d’incrédulité en jeunesse peut être facilement rompu. (Qu’est ce que la suspension consentie d’incrédulité ? En gros c’est quand tu te laisses happé par l’histoire sans noter les incohérences ou le caractère illogique de certains détails.)

Ce qui est important à retenir, c’est que cette série de roman se veut instructif sur ce qu’est ce rapace nocturne, tout en amenant un univers unique où les chouettes peuvent combattre le mal. Et rien que pour cela je vous recommande de lire ce livre, au minimum pour l’apport d’information qu’elle apporte, au mieux pour découvrir une histoire unique.

En ce qui concerne son succès, comme son autrice a gagné des prix, je vous laisse imaginer le nombre de ventes et le nombre de pays où il a été traduit. Et je ne parlerai pas du film qui en est découlé en 2010 avec un jeu vidéo en plus.

Artwork extrait du jeu vidéo Le Royaume de Ga’Hoole : Les Gardiens de Ga’Hoole dont je n’ai su trouver l’auteur

Voilà, c’est la fin de la première analyse, j’espère qu’elle vous aura plu, nous nous retrouverons dans le prochain article. D’ici là je vous dis plusch !

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