ALJ #03 – Alice au pays des merveilles

Il faut que je vous parle de ce conte qui a fait le tour du monde entier avec cette petite fille qui découvre un pays de gens aux pensées loufoques, je parle bien sûr d’Alice au pays des merveilles.

Qui ne connaît pas ce conte de Lewis Carroll, inventé pour une petite fille du même prénom ? Que vous l’ayez connu par film ou par livre, c’est devenu un incontournable de l’imaginaire collectif. Pourtant l’écrivain ne le considère pas comme une œuvre majeure de sa vie, lui qui est avant tout mathématicien et qui rédige des thèses dans son domaine.

Comme quoi, le hasard fait bien des choses.

Mais que retenir exactement du conte ? Tout d’abord, il faut rappeler qu’il s’agit d’un livre collectif, où les jeunes filles de Monsieur Liddell sont intervenus oralement sur le conte, avant d’être mis à l’écrit par le professeur. Ensuite, il y a la confrontation entre la logique d’Alice et la folie du monde qui l’entoure. Je me demande si ce n’est pas une métaphore pour dire que la société dans laquelle on vit n’a pas de logique et suit les mots qu’elle préfère au lieu de se résoudre à la logique…

Personnellement je l’interprète comme ça, mais vous êtes libre de ne pas être d’accord.

Illustration de John Tenniel

Par contre, je ne parlerai pas de la supposé pédophilie de cet auteur à cause de clichés sous entendus. Si l’auteur avait voulu qu’Alice soit un objet désirable, il l’aurait tourné autrement, comme c’est expliqué dans Le Maître des livres. Alice est représenté comme une petite fille intelligente et non comme une petite fille mignonne sans cervelle. Elle est exaspéré par le monde où elle a atterit, qui est un peu la société représentée par ses personnages ridicules. Cependant, elle ne se laisse pas faire et essaye de résoudre les problèmes qui n’aboutissent jamais à une réponse.

C’est la logique mathématicienne contre la folie du monde.

Cependant, il faut rappeler que tout part du hasard du récit, qu’il n’y a pas de logique scénaristique, juste l’imagination débordante du professeur et des jeunes filles. Je n’ai fait qu’interprêter, et non pas dire la vérité. Vous êtes libre de lire les autres analyses du conte et de l’auteur.

Oui, je reste pragmatique sur ma manière d’analyser.

La dernière chose que je dirais sur ce conte est la suivante : l’imagination est une chose vraiment fantastique en matière d’improvisation, et les livres telle qu’Alice au pays des merveilles est la preuve que l’on peut construire de tout à partir de n’importe quoi.

Illustration de John Tenniel

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