HS #01 – Histoire de la littérature jeunesse en occident

Nous allons aborder un thème assez important aujourd’hui, nous allons parler de la littérature jeunesse, mais dans l’histoire.

Et un problème de taille se pose : quand déterminer la littérature jeunesse?Faut-il le situer en 1658, avec le Orbitus Sensalium Pictus de Comenius, le premier livre d’images destiné aux enfants ? Faut il plutôt le situer au Moyen-Âge, avec abécédaire visant à l’éducation des jeunes bambins ? Ou alors après 1845, quand enfin il y a les premiers romans pour la jeunesse ?

Extrait de Orbitus sensalium pictus

Je vais partir du plus anciens pour vous expliquer le problème.

Avant 1845, il n’y a pas véritablement de littérature jeunesse, les enfants devaient se contenter de littérature adulte, qui deviendront par procuration de la littérature jeunesse au XIX ème siècle. Avant, la religion chrétienne était bien présente, et elle ne cachait pas son ambition d’enseigner sa foi aux jeunes par des abécédaires de foi religieuse et morale. L’ouvrage de Comenius reste une rare exception à la règle, ouvrant ainsi la porte aux livres d’images et aux jeux.

Mais pas de romans jeunesses.

Vers le XIX ème siècle, c’est la révolution industrielle : les inventions foisonnent, les chemins de fer se créent, c’est un grand bouleversement. Et les premières maisons d’éditions se créent, avec bien sûr celles pour la jeunesse. Hachette en est une preuve flagrante, passant de magasin spécialisé pour les livres d’éducations à grande édition pour la jeunesse. Il passera de collections (La Bibliothèque Rose) en revue (Magasin d’éducation et de récréation). C’est un âge d’or qui s’achève en 1890, où l’on passe de réédition en réédition.

Couverture d’un roman de la Bibliothèque rose

Mais heureusement ça ne s’arrête pas là.

Hélas pas en bien, car lors de la Grande Guerre, s’accumulent des ouvrages de patriotismes et d’héroïsme. Cependant, dès les années trente s’accentue les ouvrages pour le merveilleux, ouvrant la voie à de nouvelles réappropriations dans les ouvrages pour adultes, en particulier dans la fantasy et la science fiction.

Il faudra attendre les années 70 pour avoir une nouvelle mutation : à présent, l’éducation de l’enfant doit rimer avec « plaisir de lire » et d’accroître son imaginaire.

L’aspect psychologique doit y être traité aussi, là où un voyage gratuit s’annonçait avant les années 70. De plus, s’ajoute des traits réalistes des années 50, pour apporter plus de profondeur aux récits de l’enfant, même s’ils deviennent pessimistes dans les années 70.

De la violence en veux tu en voilà, les récits sont grinçants et d’un pessimisme à la rigueur de la crise.

De nos jours, la littérature jeunesse doit traiter des problèmes de sociétés, afin que l’enfant s’engage plus dans la vie réelle. Cependant, il est à noter qu’un nouveau genre fait son apparition : le young adult. Visant les jeunes adultes pas encore sortis de l’adolescence, ils se réfèrent à des récits d’amours et de violences sociétales, renouvelant ainsi la SF et la fantasy dans sa gamme.

L’explosion du young adult apporte son lot de livres plus ou moins bon

Voilà, vous connaissez à présent l’évolution de la littérature jeunesse à présent, pour moi il est temps de vous quitter pour me plonger dans de nouvelles lectures. Je vous dis plusch !

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