HS #02 – Conseil lecture sur les auteurs/autrices jeunesses #01

Bonjour à vous ! Et bienvenue sur ce conseil lecture sur les auteurs/autrices de jeunesse ! Ici tous les médias seront confondus : romans, bds, contes… Et de tous temps confondus ! Accrochez vous, c’est parti !

  • Michael Ende

Auteur allemand connu pour L’Histoire sans Fin ou encore Momo, il est malheureusement décédé en 1995 d’un cancer à l’estomac. Je vous recommande de suivre cette biographie si vous êtes à l’aise en anglais, vous découvrirai par exemple qu’il se destinait au théâtre et non à la littérature jeunesse. Je vous recommande L’Histoire sans Fin, où un jeune garçon vole un livre et tombe sur une histoire de monde en ruine.

  • Yllya

Autrice de bd et illustratice française qui a fait en collaboration Marie Lune et Isaline, elle fait un superbe travail graphique sur les personnages, les décors, etc… Vous pouvez retrouver ses travaux ici. Chaque bd est drôle, émouvante, enrichissante… Je vous recommande chaudement Isaline, une jeune adolescente qui est d’une famille de sorcières.

  • Tetsuko Kuroyanagi

Connue principalement pour son émission Le Salon de Tetsuko, elle a aussi réalisé une œuvre autobiographique appelée Totto-chan, la petite fille à la fenêtre. Parlant de ses échecs dans les écoles traditionnelles, c’est grâce à l’école Tomoe qu’elle réussit à sortir des sentiers battus. Malheureusement cette école n’existe plus à cause de la deuxième guerre mondiale. Je vous recommande de le lire au moins une fois, il reste accessible aux adolescents de douze ans.

  • Erik L’homme

Connu pour son Livre des étoiles, cet auteur n’a pas toujours été dans la littérature jeunesse. Son premier livre fut consacré au Pakistan. Cependant, il est actuellement reconnu en tant qu’auteur de littérature jeunesse de nos jours, et continue d’écrire avec Terre-Dragon. Je recommande son roman le plus célèbre Le livre des étoiles pour démarrer sa connaissance.

  • Pierre Gripari

Ah, cet homme mort dans les années 90 est particulier : ayant dû abandonner le lycée pour gagner sa vie, il décide de vivre de sa plume et dans la pauvreté. Même s’il tend vers l’extrême droite et critique les monothéistes (surtout le judaïsme), il ne s’engage dans aucun mouvement et vit sa vie pépère sans réellement gêner personne. Il est connu dans la jeunesse pour Les contes de la rue Broca. Il aborde des thèmes comme l’histoire du XX ème siècle, l’homosexualité et le refus des parties totalitaires. Ne lire ses contes que si vous n’êtes pas gêné du bonhomme.

  • Gudule

De son vrai nom Anne Liger-Belair, cette dame est reconnue dans la littérature jeunesse ! D’origine belge, cette femme n’hésite pas à aborder des thèmes sensibles dans ses récits. D’ailleurs, elle a eut une fille, Mélaka, qui est dessinatrice de bande dessinée et qui a publié une bd biographique sur les anecdotes de sa mère. En effet cette dame qu’était Gudule s’est éteinte en mai 2015. Je vous recommande La Bibliothécaire, très connu et idéal pour les enfants amoureux du français.

  • William Nicholson

Avant tout scénariste, ce n’est que tardivement que cet homme s’est mis à l’écriture de littérature jeunesse. Il est connu pour avoir publié la trilogie Le Vent de Feu, qui lui valut de nombreux prix. Actuellement il vit dans le Sussex avec sa femme et ses trois enfants. Le Vent de Feu raconte les aventures cruelles de Kestrel, où se passe classisme, discrimination, dépravation, tout en restant accessible aux enfants à partir de onze ans. Je vous le recommande !

  • Konami Kanata

Cette dame est une mangaka connue au Japon pour Chi’s sweet home. Elle est reconnue pour raconter des histoires de chats déjà auparavant, mais l’histoire de Chi connaît un succès phénoménale et est même adapté en anime. Les histoires sont drôles et attachantes, et suffisamment compréhensible pour les plus jeunes. C’est entre autre ce qui a lancé l’édition de mangas pour les tous jeunes, les parents pouvant ainsi partager leur passion avec leur bambin. Chi’s sweet home est un bon début pour les plus jeunes.

  • Tove Jansson

Une dessinatrice de bande dessinée finlandaise célèbre pour Les Moomins, cette dame avait un caractère bien trempé dès qu’elle fut dans une école d’art ! En effet, à l’époque, c’était exclusivement les hommes qui avaient le droit de faire des études supérieures. La femme, elle, devait s’occuper de la vie de famille. Tove Jansson, elle, a déclaré son dégoût pour cette idéologie de l’époque, et déclarait qu’elle préférait être célibataire que d’être mariée. Mais ce qui est le plus notable c’est qu’elle a réussit à percer dans bien des domaines, tant dans la littérature jeunesse que dans la peinture. Je vous recommande les romans jeunesse et la bande dessinée des Moomins.

  • S.G. Baud’huin

Une autre autrice belge, vivante cette fois ci, et qui débute dans la littérature. J’ai connu sa saga jeunesse Imagination lors d’un festival en Belgique, et autant dire que c’était une agréable surprise ! D’un style fluide et passionnant, le premier tome raconte l’histoire de Alexine, Ambre et Arthur, qui viennent de perdre leur père. Ils sont projetés dans un autre monde, où l’imagination sert de magie. Je vous le recommande !

Voilà, c’est la fin du conseil de lecture, j’espère que ça vous a plu. J’en referais d’autres à l’occasion, et même des contre conseils si ça vous intéresse. En attendant je vous dis à une prochaine fois !

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HS #01 – Histoire de la littérature jeunesse en occident

Nous allons aborder un thème assez important aujourd’hui, nous allons parler de la littérature jeunesse, mais dans l’histoire.

Et un problème de taille se pose : quand déterminer la littérature jeunesse?Faut-il le situer en 1658, avec le Orbitus Sensalium Pictus de Comenius, le premier livre d’images destiné aux enfants ? Faut il plutôt le situer au Moyen-Âge, avec abécédaire visant à l’éducation des jeunes bambins ? Ou alors après 1845, quand enfin il y a les premiers romans pour la jeunesse ?

Extrait de Orbitus sensalium pictus

Je vais partir du plus anciens pour vous expliquer le problème.

Avant 1845, il n’y a pas véritablement de littérature jeunesse, les enfants devaient se contenter de littérature adulte, qui deviendront par procuration de la littérature jeunesse au XIX ème siècle. Avant, la religion chrétienne était bien présente, et elle ne cachait pas son ambition d’enseigner sa foi aux jeunes par des abécédaires de foi religieuse et morale. L’ouvrage de Comenius reste une rare exception à la règle, ouvrant ainsi la porte aux livres d’images et aux jeux.

Mais pas de romans jeunesses.

Vers le XIX ème siècle, c’est la révolution industrielle : les inventions foisonnent, les chemins de fer se créent, c’est un grand bouleversement. Et les premières maisons d’éditions se créent, avec bien sûr celles pour la jeunesse. Hachette en est une preuve flagrante, passant de magasin spécialisé pour les livres d’éducations à grande édition pour la jeunesse. Il passera de collections (La Bibliothèque Rose) en revue (Magasin d’éducation et de récréation). C’est un âge d’or qui s’achève en 1890, où l’on passe de réédition en réédition.

Couverture d’un roman de la Bibliothèque rose

Mais heureusement ça ne s’arrête pas là.

Hélas pas en bien, car lors de la Grande Guerre, s’accumulent des ouvrages de patriotismes et d’héroïsme. Cependant, dès les années trente s’accentue les ouvrages pour le merveilleux, ouvrant la voie à de nouvelles réappropriations dans les ouvrages pour adultes, en particulier dans la fantasy et la science fiction.

Il faudra attendre les années 70 pour avoir une nouvelle mutation : à présent, l’éducation de l’enfant doit rimer avec « plaisir de lire » et d’accroître son imaginaire.

L’aspect psychologique doit y être traité aussi, là où un voyage gratuit s’annonçait avant les années 70. De plus, s’ajoute des traits réalistes des années 50, pour apporter plus de profondeur aux récits de l’enfant, même s’ils deviennent pessimistes dans les années 70.

De la violence en veux tu en voilà, les récits sont grinçants et d’un pessimisme à la rigueur de la crise.

De nos jours, la littérature jeunesse doit traiter des problèmes de sociétés, afin que l’enfant s’engage plus dans la vie réelle. Cependant, il est à noter qu’un nouveau genre fait son apparition : le young adult. Visant les jeunes adultes pas encore sortis de l’adolescence, ils se réfèrent à des récits d’amours et de violences sociétales, renouvelant ainsi la SF et la fantasy dans sa gamme.

L’explosion du young adult apporte son lot de livres plus ou moins bon

Voilà, vous connaissez à présent l’évolution de la littérature jeunesse à présent, pour moi il est temps de vous quitter pour me plonger dans de nouvelles lectures. Je vous dis plusch !